Qui vient de loin (Ewur'osiga). Le Blog d'Alfoncine N. Bouya

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Algonquins : Première Nation du Canada

Les Algonquins, appelés aussi Anishinabeg, comptent parmi les peuples autochtones (ou Premières Nations) du Canada. Actuellement on dénombre neuf communautés algonquiennes au Québec et une en Ontario. Ils sont culturellement très proches des Outaouais (ou Ottawas ) et des Ojibwés (ça sonne Yoruba ou Ibo !) qui eux aussi font partie du grand groupe des Anishinabeg.  Le mot Anishinabeg signifierait littéralement les « vrais hommes » ! Ce qui fait penser à notre Burkina Faso africain (pays des hommes intègres) ! Il semblerait que les Anishinabeg se désignent eux-mêmes comme Omamiwinini dont le pluriel donnerait Omamiwininiwak ! A la seule tonalité de ces mots, on se croirait à Madagascar ! Mais, bon restons en Ontario, au Canada, avec nos amis Algonquins, même si la communication est très laborieuse dans une langue que ni eux ni moi ne maîtrisons vraiment.

L’important est de se comprendre et de découvrir l’extrême capacité de l’humain à rencontrer Autrui, à se reconnaître dans Autrui, à se poser en Humain en posant Autrui comme Humain ! Etablir entre le « Je » (moi) et le « Tu » (autrui) une relation existentielle réciproque, totale, présente et responsable. Comme le dit Martin Buber : « Alles wirkliche Leben ist Begegnung -  Toute vie véritable est rencontre. »

Les Algonquins, comme tous les Amerindiens, comme la plupart des colonisés ont connu les guerres, les déportations, les exterminations.  L’histoire des Amerindiens a été tumultueuse tout au long du temps qui passe et l’est encore aujourd’hui !  Ils furent massivement convertis au christianisme avec l’arrivée des missionnaires européens, français plus précisément.

Chez les Algonquins, on parle encore des « Trois Sœurs » ; il ne  s’agit pas non pas des sœurs au sens que nous le comprendrions, mais ce terme désigne plutôt les cultures généralement pratiquées par certains Algonquins (vu que la majorité d’entre eux étaient tournés vers la chasse et la pêche) : le maïs, les haricots et les courges ! Voilà les « Trois Sœurs »  selon la culture algonquine !

J’ai été choquée lors de mes conversations de noter que des termes comme « Réserve » ou « Bandes » sont couramment utilisés et ne semblent déranger personne !

Cela me fait quand même penser que nulle part en Afrique au XXIème siècle, le terme « bandes » ne soit utilisé sans provoquer un tollé général ! Que quelqu’un ose donc parler de « bandes de Masaï » ou de « bandes de pygmées », et il se verra relever les bretelles par tous, à commencer par les collégiens ! Mais au Canada, ce mot semble accepté par tous : ainsi, on parle de « Conseil de bande » composé du chef et de ses conseillers ». Ainsi, « un membre d’une bande, qui a au moins dix-huit ans et réside ordinairement sur la réserve, a qualité pour voter en faveur d’une personne présentée comme candidat au poste de chef de bande… »

Tèt chajé ! Tourbillon dans ma tête, il faut que je digère tout ça pour mieux comprendre ce beau pays (il faut le reconnaître) qu’est le Canada !

LLK

 



08/05/2015
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