Qui vient de loin (Ewur'osiga). Le Blog d'Alfoncine N. Bouya

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Depuis le pays du soleil et de la canicule

Il y a 7 mois, au pays du soleil, de la canicule et de la poussière, 50°c à l'ombre! Je suis restée debout toute la journée à faciliter un atelier devant une trentaine de participants. J'ai cru un moment que j'allais m'écrouler. Mais encore une fois, j'ai réalisé que Dieu est toujours là au moment où vous êtes sur le point de chuter. Il étend ses bras bienveillants et vous prend dans Ses mains. Comme on dit sous d'autres cieux, au bout du tunnel, il y a la sortie et au bout de la nuit le jour se lève toujours. N'allez surtout pas en déduire que j'appartiens à une religion particulière, cette invention des humains qui nous transforme en intolérants, extrémistes, que Marx le barbu avait qualifié d'opium du peuple. Moi je parle du Dieu de mon coeur!

Cette semaine, je n'ai pas connu le blues du mercredi parce qu'occupée à l'animation de la formation des "stakeholders". Je n'ai jamais compris pourquoi on utilise ce terme de "stakeholders" que l'on traduit par "parties prenantes". Je ne vais pas faire de comemntaires là-dessus, parce qu'il y a toujours des parties qui donnent et des parties qui prennent ou qui reçoivent. Par exemple, moi j'aime le rhum sour et d'autres n'aiment pas le rhum. Quand on se retrouve ensemble dans un restaurant, je vide mon verre de rhum sour et eux se contentent d'un verre de cette eau colorée au colorant jaune. En quoi sont-ils mes "stakeholders"? Je me suis longtemps demandé si Hcl était le stakeholder de qui que ce soit puisqu'il a toujours refusé de m'emmener faire un tour à Cité Soleil alors qu'il y va presque tous les jours, y compris les jours d'effervescence.

Vous voyez que je divague un peu aujourd'hui. Non ce n'est pas le blues de la chaleur puisque pendant ces deux derniers jours j'ai tenu le coup sous 50°c à l'ombre et j'ai braillé à en perdre la voix à cause de l'horrible sonorisation de la salle et des participants à l'atelier, tous retombés en enfance comme cela se passe toujours en pareilles circonstances: vous prenez un groupe de 30 personnes et vous les enfermez dans une salle. Inévitablement ils se souviennet de l'époque où ils étaient à la maternelle et retombent en enfance. Au point que j'ai du dire à certains: "si vous ne faites pas l'effort de vous taire, je vous mets à la porte". La mère fouettarde en moi s'est réveillée. Comme quoi parfois, il faut hurler pour se faire entendre!

Bref, je suis sortie de là sans voix à force de brailler! Et je me suis retrouvée à bout d'inspiration. Quand l'inspiration tarit, qu'est ce qu'on fait? On s'assoit devant sa feuille de papier blanche ou devant le clavier de son ordinateur à se tenir la tête entre les mains. Puis, le silence prend la parole.

 



14/11/2013
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