Qui vient de loin (Ewur'osiga). Le Blog d'Alfoncine N. Bouya

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Quand le cerveau se cabre

Il y a des périodes comme celle-ci, plus ou moins longues, au cours desquelles le cerveau, tel un âne, décide de ne plus avancer. Aucune inspiration ! On allume son ordinateur et on se retrouve face au syndrome du clavier muet, immobile. On a beau pianoté sur ce bel appareil, aucun mot, aucune phrase cohérente ne s’affiche à l’écran. On se prend la tête entre les deux mains. On se dit « ça va venir ! Allons un effort, un tout petit effort » ! Les idées se bousculent dans la tête : les bombes qui tombent sur Gaza, le massacre et l’exode des chrétiens en Irak, Ebola en marche sur l’Afrique, etc… Le cerveau n’en peut plus. Il refuse de travailler. Il devient inerte parce que trop c’est trop ! Pour travailler il faut de l’ordre dans les idées !  Elles sont là, mais le cerveau refuse d’avancer parce que trop c’est trop ! Les mettre en ordre c’est encore trop ! Il a choisi la paresse ! Il ne veut plus faire quoi que ce soit ! On le stimule avec du thé, du café, de la bière ! Il a dit NON et quand il dit NON, c’est bien NON !

Comment le faire travailler quand tout est là, sur l’autre écran, le grand ! Du sang, des morts, des visages d’humains qui ne ressemblent plus aux humains, un enfant couché entre deux monticules -les tombes de ses parents- pour se protéger de la solitude, de la terreur, du froid, recherchant dans son désespoir la chaleur qui se dégage du corps en putréfaction de son père, de sa mère !

Le cerveau a des yeux ; il voit tout ça ! Il est tétanisé ! Il ne veut plus réfléchir. Il ne veut plus avancer.

Il se cabre tout simplement et se dit : ce Monde est fou !

LLK



22/08/2014
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