Qui vient de loin (Ewur'osiga). Le Blog d'Alfoncine N. Bouya

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Réveil d'un matin d'automne

Je me suis réveillée ce matin du 29 novembre (pourquoi un 29 novembre ?), un rayon de soleil posé sur mon front comme le baiser d’un amoureux à la quête du secret que refuse de livrer mon être.

Je me suis dégagée de l’étreinte du rayon du soleil pour me précipiter dans ma salle de bain où le miroir jusque-là ignoré, m’a accueillie avec ce regard, ce sourire, qui me ramènent à la beauté de ma mère. Héritage porté dans le secret de mes larmes asséchées depuis qu’elle vit en moi et moi en elle.

Je me suis écrié : « Mais tu es là ! Amour de ma vie, vie de mon amour, sourire du souvenir, souvenir du sourire, de ce sourire éternel qui toujours en moi s’étale, qui toujours m’accompagne pour me dire combien je suis belle ! »

Elle a tendu la main vers la porte de ouverte pour faire entrer le rayon de soleil, inonder cet espace de vie choisi à l’angle d’une rue qui donne sur un château. Ce matin les oiseaux n’ont pas chanté ; ils se sont réfugiés sous le feuillage des arbres du jardin du château pour me laisser face à ma félicité. Jouir du bonheur de me trouver belle, belle du cœur et de l’âme, belle dans mon être, belle dans mon essence, belle dans mon corps nu sur lequel irradie le rayon de soleil. Belle de tout ce qui est Moi. Heureuse !

J’ai levé les yeux vers le ciel, au-delà des murs de mon nid d’amour aux vitres blanches et translucides, comme mon être, et j’ai psalmodié : « Merci Esprits, Créateurs du Maître des Destinées, merci pour cette beauté, merci pour ce bonheur ! »

Nyélénga.



29/11/2014
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