Qui vient de loin (Ewur'osiga). Le Blog d'Alfoncine N. Bouya

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Parole-moi Marcus ! (1)

Il y a ceux qui partent et que l’on oublie quelque part dans un coin de cimetière. Tombe rendue anonyme par l’effet de la pluie et du soleil. Il y a ceux qui n’ont pas eu de tombe du tout, les circonstances n’ayant pas permis une mise en terre correcte, ils eurent juste droit à un enfouissement rapide, presqu’en catimini. Il y a ceux qui  ont connu des obsèques pompeuses, ont été enterrés dans les plus  beaux cimetières et que l’on oublie très vite. Il y a ceux qui laissent des enfants qui se souviendront toujours d’eux, il y a ceux qui laissent une œuvre matérielle qui, toujours, témoignera de leur passage parmi les humains. Il y a ceux qui ne laissent rien que le souvenir d’un sourire amène et l’éclat d’un regard unificateur.

 

Et il y eut Marcus !

 

Il était mon frère en humanisme, et en humanité. Un frère choisi et non imposé par la nature. Tenez, je viens juste de m’apercevoir que je ne connais pas son nom de famille. Je ne lui avais jamais demandé son patronyme. Il était tout simplement Marcus et cela me convenait. Je suis certaine que nous sommes nombreux, très nombreux même à n’avoir connu de lui que ce prénom de Marcus. Comme quoi, il n’est nullement important de connaître le patronyme d’une personne pour pouvoir vivre en fraternité avec elle !

 

Il était gai, il était joyeux, parfois même extravagant, il était Marcus et ne pouvait être personne d’autre  que lui, Marcus !

 

Nyélénga

 



25/02/2018
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